UNE BELLE HISTOIRE DE DPJ

Un jour, je reçois un téléphone de la DPJ au sujet de mon garçon de 15 ans dont j’ai la garde. Je suis assommé. Je tente de savoir ce qui se passe, mais la dame se contente de me dire qu’elle n’a pas le dossier, m’informe que mon garçon dormira chez sa mère et me convoque pour le lendemain.

Je n’ai pas confiance en cet organisme, suis déjà en colère et vis de l’injustice de me retrouver sur le banc des accusés, car par le passé, cette même DPJ n’est pas intervenue alors qu’elle aurait du.

Le jour DPJ arrive, je me présente à leur bureau. La mère est dans la salle d’attente. Je lui demande ce qui se passe. Elle me répond que mon garçon a peur de moi et ne me reconnaît plus. Je vis de la confusion, de la peine, de la colère. Je choisis de prendre un temps pour assimiler tout cela. Je prends une bonne bouffée d’air, ferme mes yeux et me demande : Que veut dire cet événement dans ma vie? Comment puis-je m’en servir pour grandir et me rapprocher des gens que j’aime?

Soudain, un homme vient la chercher, me laissant seul. Pendant ce temps, j’identifie mes besoins : être reconnu comme étant un parent responsable, être appuyé par la mère et la DPJ face à mon fils et dire au représentant de cet organisme ce que je vis face à leur inaction du passé.

Mon tour venu, j’exprime à l’intervenant mon besoin de me libérer de ma rancune tout en lui disant que cela ne lui appartient pas, mais que j’ai besoin d’être entendu par un représentant de la DPJ.

À ma grande surprise, je suis accueilli. Je peux maintenant parler du présent. La mère se joint à nous, elle exprime sa peur et nous faisons le point ensemble sur ce qui se passe et élaborons une stratégie commune.

Nous allons ensuite rejoindre mon fils. Monsieur DPJ dit à mon fils :’’ nous nous sommes parlé et la meilleure place pour toi, est chez ton père, ton père est un bon parent, il est normal que tu ais des conséquences et tu doives t’y conformer, il est important que tu travailles à l’école.’’ Ensuite sa mère renchérit et m’appuie en me reconnaissant pour le père que je suis et le rôle d’autorité que je suis le seul à assumer.

Je sors de la DPJ fier de moi, libéré d’une vieille rancune, supporté et reconnu par la DPJ et par la mère.

J’écris ce texte en remerciement aux personnes dévouées qui exercent dans ce système sévèrement critiqué et en support aux parents qui comme moi, tentent de mettre des limites et de faire de leurs enfants des adultes responsables.

Roberto Mayer. TRA

Tous droits réservés : Édition Usmose

Cliquer ici pour retourner a la liste des articles.

Publicités

Une réponse à “UNE BELLE HISTOIRE DE DPJ

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s